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Le Pouvoir épiscopal

La présence des rois de France à Senlis a participé à une vie ecclésiastique importante.

La cathédrale Notre-Dame

La pose de la première pierre a eu lieu vers 1155. Dans la décennie 1170-1180, est réalisé le portail ouest, avec la première représentation du Couronnement de la Vierge.

Le 16 juin 1191, Guillaume Blanches Mains, archevêque de Reims consacre la cathédrale.

Au XIIe siècle, il fallut quarante années de travail, sous l’impulsion du roi Louis VII et de Thibault, l’évêque de Senlis, pour élever la première « petite » cathédrale basilicale; puis c’est le XIIIe siècle qui voit son agrandissement par création d’un transept. Vers 1240, le chapitre décide de donner plus de magnificence à Notre-Dame en élevant un grand transept sur plan carré et en couronnant la tour sud d’une flèche parfaite contemporaine de saint Louis qui domine la cité de ses soixante dix huit mètres.

En 1504, la foudre tombe sur l’édifice entraînant un incendie et l’écroulement de la charpente et des combles. Louis XII et François 1er contribuent et font participer le royaume à une réparation qui ressemble à une reconstruction.  Pendant plus de cinquante ans les travaux de reconstruction vont se poursuivre, sous la direction, en particulier des architectes Martin puis Pierre Chambiges. La Cathédrale revêt son aspect actuel : surélévation de six mètres du vaisseau, épaulé par des contreforts et arcs-boutants, construction de croisillons et de tourelles, édification des façades latérales aux riches ornements imprégnés de la marque du siècle. La façade sud est réalisée dans l’effervescence du gothique flamboyant.

Armand de Roquelaure sera le dernier évêque de Senlis en 1801.

 

A côté de la cathédrale, Le Chancelier Guérin, le stratège de Bouvines (1214), devenu évêque de Senlis, prend possession du palais épiscopal, actuellement

Musée d’Art et d’Archéologie, et fait construire sa chapelle (1221), salle Thomas Couture.

Avant 1789, plus d’un tiers de la ville est occupée par des communautés religieuses : neuf églises paroissiales et douze couvents et fondations.

Leur rôle social était considérable : enseignement, hôpital…

Avant la Révolution les églises et les communautés religieuses étaient très nombreuses. Citons les paroisses de Saint Rieul, Saint Pierre, Saint Aignan, Sainte Geneviève, Saint Etienne, St Martin de Saint Hilaire.

Les communautés du Prieuré Saint Maurice, de Sainte Bathilde, des Filles de la Croix, de Saint Frambourg, des Carmes, des Cordeliers, de la Charité, des Capucins, de Saint Vincent, de Saint Jean… 

 

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